Erotisme

Un mythe de l'Éros triomphant

Catégories: Erotisme, Espionnage

Constellation de signes à la plus haute gloire de la société de consommation, James Bond est avant tout un mythe de l’érotisme triomphant. Si la presse française vacille pendant un temps autour de la question «007: de l’érotisme ou pas?» (V. Morin), c’est parce qu’on s’interroge si «l'amant parfait, l'homme capable, après une journée de chasse à l'espion, de passer une nuit d'amour digne de Casanova...» n’est pas, au fond, un Surmâle machinique. D’aucuns signalent qu’il « il tue sans plaisir, comme il doit faire l'amour... c'est un robot conquérant», ou se demandent même s'il le fait tout court. «Ce Casanova est-il capable d'amour? Ce Don Juan est-il viril?»

Des sucettes et des grenades 2

Catégories: Erotisme

Lolita se définit par son mouvement souple devant toutes situations; elle prend la forme que l’on attend d’elle pour ensuite, après avoir convaincu la figure d’autorité de son bon vouloir (surtout Humbert), agir à sa guise et s’enfuir. En surface, elle est lisse et malicieuse; en profondeur désespérée et vide, la distinction entre ces deux niveaux opérant par le mensonge.

Des sucettes et des grenades 1

Catégories: Erotisme

«Il se pourrait que les enfants soient plus conformistes que les adultes et que nous ne nous rendions pas compte de cela pour la raison qu’ils vivent en guerre avec les adultes et qu’ils sont contraints de manifester leurs habitudes en secret. En fait, l’effort des adultes est de briser toutes les habitudes des enfants, parce qu’ils soupçonnent en celles-ci un nœud de résistance et d’anarchisme.» (C. Pavese, p.197.)

Lolita Forever

Soumis par Antonio Dominguez Leiva le 07/11/2012
Catégories: Erotisme

ll y a 50 ans sortait sur les écrans de cinéma le film Lolita, de Stanley Kubrick, adapté du roman du même titre par Vladimir Nabokov. Antonio Dominguez Leiva s'est penché pour Plus On est de Fous sur l'archétype de la lolita, nymphette préadolescente sexualisée par le regard d'un homme mûr.

Thèmes et concepts: 
Auteur(s): 
Antonio Dominguez Leiva

La nymphette et le nympholepte

Ce que les séduisantes adolescentes ont en commun avec la femme fatale, c’est que l’amour qu’elles portent à leur soupirant est essentiellement narcissique. Leur représentation romanesque se fonde sur une reviviscence des composants les plus archaïques de l’Œdipe, sur un désinvestissement –voire une hostilité ou un dégoût– des imagos parentales sexuées, et, curieusement, dans le même temps, sur un double mouvement d’exécration et d’adoration du corps propre.

Petites madones perverses

Catégories: Erotisme

Elle «était une frêle adolescente de dix-neuf ans; elle avait des cheveux clairs et soyeux, et une petite bouche pulpeuse. Ses yeux gris, traversés d’une ombre verte, ne manquaient jamais, lorsqu’elle parlait à quelqu’un, de regarder en l’air, la faisant ressembler à une petite madone perverse.» C’est en ces termes que Joyce évoque Polly Mooney, l’héroïne de «La Pension de famille», nouvelle écrite en 1905 et publiée, considérablement remaniée, en 1914, dans Dublinois.

Lolita, de Nabokov à la trashitude hypermoderne

Directeur(s): 

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la projection sur les écrans du film de Kubrick adaptant Lolita de Nabokov, nous voudrions nous pencher sur les représentations culturelles des jeunes filles dans les fictions narratives –littéraires, cinématographiques, télévisuelles et autres– des ancêtres de cette oeuvre fondatrice à notre ère hypermoderne.

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